This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project to make the world's books discoverable online.

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that 's often difficult to discover.

Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book' s long journey from the publisher to a library and finally to y ou.

Usage guidelines

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying.

We also ask that y ou:

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for Personal, non-commercial purposes.

+ Refrain from automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help.

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find additional materials through Google Book Search. Please do not remove it.

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe.

About Google Book Search

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web

at|http : //books . google . corn/

A propos de ce livre

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en ligne.

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression "appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont trop souvent difficilement accessibles au public.

Les notes de bas de page et autres annotations en marge du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains.

Consignes d'utilisation

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages appartenant au domaine public et de les rendre ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées.

Nous vous demandons également de:

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un quelconque but commercial.

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter. Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile.

+ Ne pas supprimer r attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en aucun cas.

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère.

À propos du service Google Recherche de Livres

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer

des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse] ht tp : //books .google . corn

I .

-■î!

PASrOBABfA

PITTORESQUE

LA FRANCE.

IV' ' '•> '• '

*•*•

Sommaire W tome «lualrime.

AOUT£ DE TOULOUSE.

Pour la description de» départcmenl» qai précMcnl celui du Cher, Jojet T. I,

ROUTB DB NaVTSS.

CHER.

INDRE.

CREUSE.

GORRBZE.

HAUTE-VIBNNE.

LOT.

TARW-ET-GARONNE.

HAUTE- GARONNE.

^ ARIÈGE.

ROUTE D'AU|L

Po«rUde.eriplioode. déparlement. qui pr&èdenl celui doPuy.d<.M.ne. ^«je.

PUY-DE-DOftHï.*

-.• !>.: A^^toRo*.

IIAUTE*L01RE.

ROUTE DE BAftHiaUBS DE BIOORRE.

1 -1 .«««lîoo des dépertemenls qui pTecèdent celui de U Bordogue, voyci T. I,

DORDOGNE. LOT-ET-GARONNE.

GERS. HAUTES-PYRÉNÉES.

TVPOGKAPHIB DR FIRMIN DIOOT FIlitRKS,

PANORAMA

PITTORESQUE

DE LA FRANCE,

Orné de 86 Cartes routière, de 70 portraite

680 MAGNIFIQUES VIGNETTES GRAVÉES SUR ACIER,

US FOBT8 DE MBE ,

LES ÉTABLISSEMBIITS B*BADX MINÉRALES ET LES CHATEAUX PITTOBESQCESf

LES ÉMFICBS9 EOIVUEENTS , SITES EEKABQUABLES , ETC. ,

ÎT D'UNE GRANDE CARTE ROUTIÈRE DE LA FRANGE ;

PAR UlfE SOCIÉTÉ DE GENS Ilk^biyrTItCS* »È G£CyGg(At]IS& K-rVARTISTES.

' ' •* " - -

TOME QUATRIÈME.

PARIS,

AUX BUREAUX DE LA C'^ BIBLIOPÉENNE ,

RUE RICHELIEU, 79 ET 8l. M DCCC XXXIX.

" » « î

*. . ••• rf «

FASrOBAMA

PKrXQRESQUS

DE LA FRANCE.

ROUTE DE PARIS A TOULOUSE,

TRAVERSANT ttS DÉ1*ARTCM£NTS

« SBIJVB-BToQISS, »U tOlRKT, BV CBCtl, tHÛ L^DRA, DR CRStmC, DE LA HAUTË-TIBIflfS, DS LA CORBÉZE, DU LOT> DE TARN*BT-C ABONNE» SB LA HAUTE •fiAAOlINE) BV iSOVMDlIlCATION AVEO LE DÉPAUrBHÉNT DE l'aEIRgB.

■■OBUWl

DÉPARTEMENT DU CHER.

itiniraxu ïtt ffam h 'inlùtxee^

Cka Bi*-

Arccflt la.*

La Chapctte d'AnfiUoo

GmffCDCIITC ••••••••••*••••,

Boorices BI*...X)r

Saint-Florent Bl' . *Xy <

Charwt

isMwliia ...B....^

HcavyPMlloox XJf,

CUteaaroox XIT

Lsltier v ^ÛT

Arfcntoa X^

LeF»y W

Kodra

U VillMia-Brai XJf

La Maiioo'Roiige. ,

Ilfloes. .

3t 5

»

3 i/i

S 3

t S 6

4 4

iittio(^

Mftgnac xar.

Masaeré ^.,

TTzereb« XJf. ,

Ssin^Faraoïu . •..«.•• .•«>.•• .^û^. < Donzenae X^..

BrîTM xar. .

CrtBsenmc » xy..

Soaillac Xy. .

Payrac >Qr. ,

Pont-de-Rodet xy.

Pélapoy Xar. .

Gabon XIT.

La Madeleine V. <

CMatad*. xy. c

MoDtaobaa 8* '^OT. .

Grisolles Xar. .

Sttnt^orf ^Qf..

To«iow« k . .' xy > '

Communicftibii be Contouec i ibii^ 19 1. 1/3.

DeT<

h VWiar»*.

../.

Uaoas. 3 3 3 3 4 4 3 9 6 4 5 6 5 4 6 4 6

S 4

«y»

i/a

0

rois.

.V.. 4 i/t

S4* Uwaison. (Caïa.)

54

4 I^AKIXMEKT DU GH«R.

YILLB8, B0Vft«8, TILLAGBS, CIIATBArX ET MOlfUMSlfTS KBHAftQITABLBS; COBUMIT^ NATDBBLUU BT BiVMS MTTOBBSQIJBB.

ARRONDISSEMENT DE BOURGES.

AIX D*ANGILLOir (lei). Bourg situé nvt leruÎMetu de LongU, à 4 1- 1/^ de Bout» ^«t. Pop. i,38o hab. Cétait autrefois iioe ville importanie , entourée de fossés ei de niiirailies , r]ui paraît devoir son origine à tio château appartenant, au XII* siècle, k Un seigneur de Sully nommé GiUon. Celte I ville , saccagée dans les guerres civiles du XIV ei du XV* siècle, n'a pu se relever de ses mines ; on voit encore quelques vestiges de SCS. anciennes fortifications.

BAU6T. Bourg situé dans une contrée fertile en blé et alwidante en pâturages , k 6 I. 3/4 de Bourges. Pop. S87 bab.

Bougy était autrefois une ville assez con- sidérable , défendue par un cbéteau fort entouré d'un double fiMsé. Ce château, doot on voit encore quelques mines , fut assiégé et pris plusieurs fois, notamment par Char- les VI, en 14 ta. Non loin de là, on re- marque, vers Peat, les retranchements d'un Ancien camp.

BOURGES. Grande et très - ancienne ville. Chef-4ictt diidépaiiement. Conr royale, d*oci ressortisseul les départements du Cher, de rindre et de la Nièvre. lYibunal de pre- niière instance et de commerce. Académie universitaire. Collège royal. Société d'agri- cnltnre, scienees et arts. CheMieu de la ai* division miliUnre. Direction d'artillerie. ArchevAché. Séminaire diocésain. IS K^ Pop. 19,730 hab.

L'origine de Bourges remonte à Tanti- quité la plus reculée. Cent trente-neuf ans après la fondation de Rome , et six cent quinie ans avant Tère chrétienne, elle était la capitale de la Gaule celtique, et jouissait dn privilège de lui fournir des souverains, ▲cette époque régnait Ambigat, qui fut con-

temporain de Tarquin l'Ancien, cinquième roi de Rome; ou sait que les neveux d'Ain* bigat, Sigovèie et Bellovèse, envahirent, k la tète d'une foule innombrable de Celtes, b Geraianie et l'Italie. Depuis ce souverain j«s- qu'i l'invasion des Gaules par les RomaiiM, les plus épaisses ténèbres enveloppent rhis- toire de cette ville.

Bourges est Panden jéçarieum, si oétâwa dans rhistoire par le siège qu'elle tontint contre César. Ce conquérant nous apprend que Vercingètorix , après avoir easuyé de grands revers à Vellodunum, k Genabum et à NoTÎodunum, prit le parti de bniler toates les places que leur position ou la faibles» des fortiliratioQS ne pouvaient préserver da tout péril, de peur qu'elles ne serviaseot de refuge aux traîtres, ou que les Romaim n'en tirassent des vivres; plus de vingt vfl- les des Bitiiriges furent livrées le même jour aux flammes. Après avoir mis à dé- culion cette résolution désespérée , on déli- bérait s'il convenait de brôler Avariciim 00 de la défendre, lorsque les Biturtges de- mandèrent avec instance qu'on ne les forçât pas à brûler de leurs mains une des plus belles villes de la Ganle , Pomement et fe son lien de tout le pays, qui, par sa postiioo au milieu des marais , et entourée presque de toutes part* par une rivière, était facile i défendre. Vercingètorix, cédant aux priêreil des habitants, épargna cette ville, et en coih; fia la défense i des hommes d'élite. La plaça fut envahie par César , qui plaça son canif vers cette partie de la ville la riTlère «I les marais laissatcnt une étroite avei4ue , fil élever une terrasse, dresser des mantelets^ et élever deux tours. Les Gaulois opposé* reni la plus vigoureuse résistance; ils ruinè> rent les ter|;as8es par des mines souierraiMi| nuit et jour , ils faisaient des sorties qui fo>

™>mi!!gB^,!!!^Ei!S

1 1

O '

I

'-%

ARRONDISSEMENT DE BOURGES.

S

les Romains. Le siège , retardé par rétait encore par le froid et ha pluies cominaellcs doni les soldats mieBt à sottlfrir ; cependant les Romains tnMnlèrent toutes ces difficultés par un iiavaii opiniàire , et élevèrent en vingt<^nq joors une terrasse de trois cent trente pieds de large sur quatre-vingts de haut , à la- qudle les Msi^és mirent le feu par une BÛiie. Le lendemain , comme César faisait araorer une tour et réparer les travaux , il surfini une pluie abondante : cette circons- tance lui parut favorable. S*élant aperçu que le rempart éittt gardé avec négligence, il ordonne aux siens de se ralentir et leur foit eoouùtre ses intentions, il exhorte ses lé- gions , à courert derrière la tranchée, à re- eadllir enfin le fruit de tant de fatigues ; il promet des prix à ceux qui , les premiers , escaladeraient la muraille, et donne le signal; les Romains s'élancent aussitôt de tons les points, et remplissent bienlât le rempart. Les aeiêgrs, étonnés de cette attaque, chassés de leurs remparts et de leurs tours, se rangèrent en bataillons carrés sur la place publique et dans les lieux les plus ouverts, afin de faire bce, de quelque côté que vînt lattaque. Quand ils Tirent que les Romains, au lieu le descendre dans la place , se répandaient le ton» côlès le long des murs , la crainte le se voir fermer toute retraite leur fît jeter leurs armes; ils fuieni et se précipitent vers rantre «Lirémité de la ville : , les portes étant trop étroites, les uns furent ma<^sacrés par les soldats ; les autres , déjà en dehors, tombèrent sons les coups de la cavalerie. Irrites par les fatigues du siège et par le louvenir des leurs qui avaient été égorgés î Genabtim , les Romains n*épargnèn'nt ni la vieillesse , ni le sexe , ni Teufance. D^en- viron quarante mille, à peine huit cents combattants purent-ils s'échapper.

Bi>un;es resta sous la domination ro- ■laine jusqu'en 47$, époque cette ville tooiba sous celle desVisigoths; mais après b bataille que Clovis remporta sur Alaric dans les plaines de Touillé , elle se soumit vobntairement au vainqueur. Après la mort de CloTb , die fit partie du royaume d'Or- léans, qvi échoi en partage à Clodomir, et, en 6x4 , cile fat rénaîe à la couronne de

France par Clotaîre II. Bourges , métropole de l'Aquitaine, avait été la résidence d'un préfet ; devenus maîtres de Boui-ges , les Goths rempiacèreut le préfet par un duc , auquel Clovis substitua un comte. Ces com- tes, qui n'étaient que des ofGciers du roi, ré- vocables à sa volonté, profitèrent de la fai- blesse des successeurs de Charlemagne pour se faire souverains héréditaires des provinces dont ils n'étaient que gouverneurs tempo- raires. Bour{;es eut alors ses comtes parti- culiers; un d'eux, Hcrpin, voulaut, vers Tan 1 1 00 , faire partie de la prenùère croi- sade, vendit à Philippe T' son comté, moyen- nant 60,000 sous d'or. Boiwges demeura réuni à la couronne jusqu'en i36o, que le loi Jean î'érigfîa en duché-pairie, en fin eu r de Jean de France , son fils, et k charge de réversion à la couronne, à défaut d'enfants mâles. Cette ville soutint divers sièges et fut prise et reprise plusieurs fois : en 5H5, les Poitevins, les Tourangeaux, les Ange- vins s'en emparèrent et fa détruisirent en partie; en 76a, Pépin le Bref la prit après un long siège; en 878, elle fut prise et pil- lée par les Normands; en 141 a, elle fut inutilement assiégée par le duc de lk)ur- gogne. Charles Vfl y trouva un refuge au commcncemeut de son règne,. et les ha- bitants lui donnèrent une preuve de fidéliic en chassant de la ville quelques scii^ncurs li*ançais qin y étaient entrés sous la conduite du duc de BoussHC, et qui voulaient la livrer aux Anglais ; ce fut à cette occasion que la noblesse fut accordée au maire et aux éche- vins de Bourges. En iSCa, les proteslauis, commandés par le duc de Mootgommery , s'emparèrent de Bourges par suj^prise, et s y livrèrent à tous les désordres possibles : les catholiques furent désarmés et leurs mai- sons pillées; les églises furent dévastées, les images des saints brOlées ; les autels furent profanés , la paix du tombeau fut violée, et le corps de la vertueuse épouse de Louis XII fut arraché du modeste monument que loi avait élevé la reconnaissance publique, et brûlé devant relise de Montermoyen. Les fnotestants restèrent maîtres de la ville jus- qu'au I*' septembre, époque elle fut re- prise par les troupes royales, après un siège de quinze joiuv. Quelques jours après la

DKPART£M£^^ i>U CU£&.

Saint-Barthélémy, a*ejiécrable mémoire, lot çalholiquw ûrenl main basse $ur les prote»- taab, qu'ils emprisonnèrent dans différcnla endroits, et dont ils pillèrent les maisons ; le lo septembre, ils réunirent toutes les vic- times dans les prisons de l'archevêché, et le lendemain à onie heures, une bande d'as- sassins, conduite-par un échevin et par son frère, se rendit à Tarchevèché, elle mas- sacra tous tes prisonniers, dont les corps furent jetés d&ns les fossés de la ville du côté de Bœirbonnoux. En i594, le seigneur de la Châtre reconnut l'autorité de Henri IV, et lui rendit la ville et U grosse tour. Bourges, pris par les protestants en i6 1 5, fut repris en lôitt par le maréchal de Monû- gny. En i65i, le prince de Condé cherchant à exciter une guerre civile, s'y était relire, et voulait y soutenir un siéçe; mais les ha- bitants s'opposèrent à sa resolution , et la même année le roi fit son entrée solennelle dans la %ille. C'est alors que, sur la demande des habiteuls de Bourges, la forteresse dite la Grosse-Tour fut détruite.

Bourges a élc de tout temps la capitale du Berri. Ses sièges ne sont pas les seuls désastres qu'elle ail éprouvés : elle fut rava- gée par divers incendies; en i353 , elle fut à moitié brûlée, l'église cathédrale et le pa- lais archiépiscopal échapi)èrcnt au désastre; en 14B7, un nouvel Incendie détruisit plus de 3,000 malsons. Cet incendie porto au commerce de Bourges, alors florissant, un coup dont il ù'a jamais pu se relever ; les fabricants de draps , dont le nombre était considérable, quittèrent ta ville et portèrent en d'autn's contrées leur llidustrie; Lyon, Ton transféra deux foirfes qui se tenaient à Bourges, fut une des villes qui tira le plus d'avantages de ce désastre. La population de Bourges a été déciiliée par la peste. II périt 5,000 personnes datis celte x5a3.

n s'est te«a à Bourges wpt condtes, et ce fut en cette Tille que M tint l'assemblée du clergé convoquée par Charics Vil, ist que fut foite la pragmatique saoctioa de 14 38. \ «vttit une unlrenité dont l'origine

elle éiait fréquentée pgr d«| étnvictn fk

toiUes les nations.

ÔMte t^Ile mt ôMag 1 Me , sut le pMfâMMt d'us ènetu d'une vaste ptnhé, sur teë tH\èmâ*MmHm, d'Tèvre et d*Tétreff€« Bllt e«t êmlrmàmétêt fortcf murvinet et d4 (^«tr«-vtegts lonn, kaotes, épÉisses et asfei bien conaerféei; son enceinte , qui à dtfféfeniae époques a reçti difers «ceroissemcali, peut être d'«»- viron une lieiiè; mais la papiilatfOB «t loio de répondre à son étendue. Lèa niea y tout en général assez larges et bien pereétt, maii tristes et désertes^ ce qui éak an pmt de population et au genre de eonstruetieB dft maisons , dont plusieurs n«t situèeu «aire comr et jardin. LVncdnte de la ville renfierme des espaces considérables on ne trouva aueune construction ; tels sont le pré Flebaa, la partie qui longe le rempart des Psavms, celfes qui bordent les remparts YiHnneie et de Saint-François, l'on ne ▼oit égale- ment que de vastes jardins

Bourges possède plusieurs promenades agréables, et, sous cf rapport, peu de viBes sont aussi bien partagées ; il n est i>as jine seule petite place daus son. inlcrieur qni n'ait été utilisée par des plantations. Les plus remarquables sont : la place Séraucourt, qui a pris le nom de l'intendant auquel on doit sa création ; le jardin de l'arcbcvèchê, ouvert au public tous les jours , et entre- tenu aux frais de la ville, dont il est la pro- priété; la place Sainl-Pierrè , plantée de beaux aibres, sous lesquels slï tient le mar- ché aux fleurs dans la belle saison ; le prc Firhau , planté de très-beaux peupliers ; b place Villeneuve, plantée en lÔiei, sous l'administra tîoii du préfet de ce nom , au- quel oti doit jolie promenade du rempar; Saint Paul ; les remparts d'Auroii , Saint- Louis et des Pauvres , J)lantés ou embellis sous l'administration de M. de ^iissy.

Parmi les édifices et ctabtisiemeiitd publies de Bourges, en remarque particulièrement :

La Cs.TaKoaAta, dédiée à saint Misenne,

Jusqu'à saint Louis , et qui un des pins beaux bionumearis d*hrcl«itei<Bie ; Alciat, Rebase « le grand gotlnque qui existent m Franee. Cette ia»

remonte, dit^n, J

a éli tort célèbre; , ^ . . ,^ ,

Cnju y prafesièrettt : aussi fut-il un temps lique a été bitie sur l^nplaoeracnt ou ae-

ÂRÏlÛNDIfiSPWIT CiE )U>U|IGES.

taieot soco^vfmçpt élevées deux égliseï; h plus andenne, établie dans le palaU mèioe de Lcocade , proconsul de$ Gaules , datait de Tan 25 1, et nVaii eu qu'un siècle âe dorée. Une nouTelle église avait été édifiée wr ses mines , vcr& Tan 38o , nar saiift Palais, 9*évèquede Bourges. Védiuce actuel fsl une construction commencée vers 845 , ei qni 0'a éié terminée que plusieurs siècles après.— La cathédrale de Bourges est située lur le terrain le plus haut de la ville, et domine la vaste plame qui Teuvironne. Le plan de ri'difice est un parallélogramme qui, comme les anciennes ba^dliques , se tcrmiue à l'onent par un bémicydei et qui est déroré à roocident d*uo grand portail SDimonté de deux belles tours d'inégale baii- leor : ce portail est à trois étages ornés de plusieurs galerie» à balustrades gothiques et d'une magnifique rosace; sa largeur est de 169 pieds; il est posé sur un perron de douze roarchei , ai^^lessus desquelles s*oa- vmt cinq portiques qui domiejit entrée dans l'église. Le portique principal et cen- tral est décoré d*un bas-relief représentant lejogemeot deniier; les autres sont orné» de diverses sculptures dout les sujets sont pris dans TAncien et le Nouveau-Testament : de nombreuses statues d'apotres et de saints étûent autrefois placées dans les niches qui esistent an portail ; ces statues ont été dé* Imites par les protestants, itendaut les guer- res du XTI' siècle ; il en reste à peine dans réalise quelques-unes qui aient échappé à la Dufilatioo. La plus haute des tours, surmon* Iced'um- grosse horloge à timbre, fut com- warce en s 507, sur remiUacement de celle ipi Vêtait écroulée en i5o6, et achevée en ii3S, par Guillaume Pellevoisin, le pins fa- ■eux architecte de son temps. En mémoire de la chute de Pancîenne tour, on fil graver «V b nouvelle cette inscription :

Cr fut Ta» mil cinq ctnt tt m , Ht brfrmbrr le brniirr jniir » Clac par un fondement mal pris , le BûM-€îttnnt rl|àt in ttur.

Celle tour a 199 pieds de hauteur >us- fi*» la plate-forme « et 221 pieds jusqu*au péiicaB qui domine l'horloge; elle se nomme

la Tour^Neuve on la Tour d^ Beurre, parce

Su'elle a été b^tie en partie avec le produit es sommes payées par les fidèles pour ob- leuir la permission d*user de bçiure cl de lait eu carême. On y voyait autrefois douie cloches; il n'y en reste plus qu'une seule de 6 pieds de diamètre > et qui pèse onze mil- liers. La plus i)etite des tours, dite la Tour- Sourde ou la Tieille-Tour , n'a que iSa p. de haut; pour la soutenir, en a bâti un pi- lier d'une grosseur énorme et une arcade voûtée qu'on regarde comme un cbef-4'cei|r vre d'architecture,

L'intériepr de Tégllat» dml Vaspeet est OQ ne peut fins majeslneoi , présenta einq rangs de neffi formées par tes banfes <H>loinies cpri , au nombre de soixanie, son" lietnMnt te voâte de Téglne : te losgoeur totale de fédifioe est de 34t pteds, et ta largeur de ifkS. La nef principate a ifi pieds de hauteur sous elef , et 38 pieds de largeur , d'une colonne à l'autre ; te baiN tetir moyenne des colonnes , jusqu'aux cba* pileaux, est d'environ 5a pieds 4 pouces. La voâte de l'église est composée d'une suite d'arceaux à ogives. L'église est éclairée par 5g grandes croisées ornées de vitraux ma« gnifiques qui remontent au XII* siècle : te grande rosace , dont le plus grand diaméirs est de 27 pieds , est d*une rieheaae de cou- leur admirable. Outre la sacristie , magni- fique chapelle gothique, construite aux frais de Jacques Cœur , Téglise possède dix>huit autres chapelles remarquables , décorées pour la plupart de scul|)lures et de vitraux. Le rbflnir est orné de stalles en bois sculpté, d'un l)eau travail ; le mattre-autel est en marbre, et d'une grande magnificence. LV- glise possède aussi un très-beau jeu d'orgtics. Sous le chœur et le chevet de la cathé- drale , se trouvent les catacombes et l'église souterraine , Ton voit le tombeau de Jean I'', duc de Berri , ainsi que qm^lques statues dépendantes des anciennes tombes qui décoraient l'église, et qui ont été dé- truites a la révolution : nue de ces statues est celle du maréchal de Montjgny. Parmi les ouvrages d'art que nufcrmc cette crypte , on remarque un vaste morceau de sculpture, ouvrage du Xiy* sièelc , représeutaut un saint sépulcre. On vok aussi , sous une dc4

DÉPAATEMENT DU CHER.

arcades des bas-côtés de la cathédrale, au- près de la Vieille-Tour, un chef-d'œuvre d^orlogerie gothique qui porte la date de I4a3 , et qui marque le cours du soleil et de la lune. Cette horloge , dont le mouve- ment, réparé à diverses époques, est en assez bon état, sert à régler les heures des offices. Avant la révolution , le trésor renfermait , vultc autres richesses, un superbe diptyque d'ivoire du V* siècle, que Martenne et Montfaucon considéraient comme un monu- ment précieux. Louis VII, roi d'Aquitaine, a été sacré dans la cathédrale de Bourges ; Louis XI y a été Inptisé, ainsi que le grand Coudé. Quatre des archevêques de Bourges jKmt devenus papes , Luee IQ» Urbain III, Grégoire XI et Clémenl VII ; trente autres sont honorés comme ««iuts. Cette église a été long-temps considérée comme la métro» pok du midi de la France : elle était placée au même raag que les églises de Lyon et de Rebns.

L'Église Not&b-Daim^ bâtie en xiS? , détruite pas un incendie en 1487 t et re- construite en i5ao.

L'Égusb SAixT-BoziiriT , bàtîe en i25o, détruite ainsi que la précédente par Tincen- die de 1487, et dont la construction a été commencée en i5 10. On y remarque plu- sieurs chapelles décorées de vitraux magni- fiques , dus au piuceau de Lécuyer. On voit dans cette église plusieurs tableaux de Bou- cher, qui y a été enterré, ainsi que sa mère, dans un caveau qui a été respecté pendant la révolution. Son épitaphe , quVm ue re* trouve |>lus, a été conservée dans la descrip- tion de réglise Saint>Étienne par Tabbé ïlomelot. Ellie était ainsi conçue ;

('i-git éjui , s'oetajmtU da tmtmt de iiatfmndf*, .4 pu queifuê renom dtmi le moÊule acquérir ; 1/ aima Us bemux-^rls et ne sut Jamais peindre , Et mieux encore il apprit à mourir,

L'AacHBvicBK, remarquable par un beau pavillon contenant le grand escalier, la cba- pelle et les appartements d'honneur. On ad- mire dans le jardin, dessiné par Jje Nôtre, une magnifique allée couverte et un monu- ment élevé à la mémoire du duc deBéthune-

Charost, qui contribua si puissamment à l'amélioration des bètes à hdne dans le dé- partement du Cher.

L*HÔTBx. DK LA pRKPBCTumx, autrefoîs l'Intendance, occupe remplacement de Tan- cien palais des ducs de Berri. Il n'a rien de remarquable que la belle vue qu'il doit à sa position , et l'agrément de ses jardins, qui communiquent à la promenade par une porte gothique , transportée en ce lieu par les soins de M. de Barrai, ancien préfet du département. C'est un portail de l'ancienne église Saint-Ursin , sur lequel on voit un calendrier antérieur à celui réformé par le pape Grégoire; l'année commence en février.

L*HdTBL-DE-ViLLz cst Faocien hôtel que Jacques Cœur , célèbre et infortuné argen- tier de Charles Vn , l'un des plus illustres citoyens dont s'honore la ville de Bombes , fit coustruire en 144 3. C'est un édifice go- thique, d'excellent goût , dont les murailles intérieures et extérieures sont décorées de sculptures gothiques d'un beau fini ; il est ftcbeuk que , dans les dernières construc- tions qui ont été faites, on n'ait pas observé à l'extérieur les formes gothiques. On re- marque au-dessus de toutes les portos des bas-reliefe analogues k' la destination des piè- ces dans lesquelles elles communiquaient : il y en a trois au pied du gi-aud escalier qui conduisait à la chapelle; dans le premier, se trouve un personnage qui sonne la messe ; dans le second, qn prépare l'autel, et dans le troisième, on voit les fidèles qui arrivent à l'office. Partout se trouvent les armes par- lantes de Jacciues Cœur , qui se composent de coquilles de pèlerin de Saint-Jacques et ide coeurs. On lit encore sur une balustrade en pierres découpées a jour, et qui com- munique à la campanille de l'hoHoge , ces mots écrits en caractères gothiques, précédés de cœurs et de coquilles :

^ tttut vatUant tien b'tmpMst^U.

La chapelle, qui se trouvait au-dessus du portail, était remarquable par sa disposition. On voyait de chaque côté de Fautel deux

I

i?

M

^ ov/ /'//// A Y^

ARlLOin)ISSEMENT DE BOURGES.

Ctbincts oo réduits ayant cliacun une che- minée et ane petile fenêtre; c'était que Jacques Cœur et sa femme se plaçaient pour entendre la messe. Ces deux fenêtres pré- sentent, à Pext*' rieur» deux portes enlr'ou- Tertes, et un officier à chacune, regardant d^on côié opposé , par quel chemin arrive le maître de la maison. La voûte de cette chapelle est peinte, entre les arceaux, de fi- gures qui semblent chanter Toffice écrit sur des rouleaux ; on y voit encore des sculptu- res gothiques du fini le plus précieux. Dans llnlêrieur de lliôtel, on remarque une tour irès-ékTée, au haut de laquelle sont des fe- nêtres qui permetteut d'ol^erver dans toutes les directions et à une grande distance. En- fin, on voit sur des vitraux de couleur en partie brisés, qui sont à Tune des fenêtres des greniers, deux figurvs peintes, dont Tune a on doigt sur la bouche et Tautre de lon- goes oreîUe» : elfes sont entourées de bonde- Toks diversement roulées , sur lesquelles on Ht ces roots : Bouche close» Neutre, Enten- dre. Dire, Faire, Taire; mots qui sont ré- pétés tout autour des panneaux , ainsi que la devise favorite du maître : ^ cœur vai/- lani rien tt imposable, qui est aussi écrite mr des banderoles autour de ses armes.

On conserve à la mairie, dans ane gale^ rie , les portraits d'une grande partie des hommes qui ont illustré Bourges : on y voit figurer Ciijas , Bourdaloue , Jacques Cœur hit-méme, et une foule d'autres personnages; ' usage d^un bon exemple, et qui mérite d^ètre

Outre la mairie, I*hôle1 de Jacques Cœur renferme les salles de la cour royale, des tri- bunaux de première instance et de commerce^ et la justice de paix. La salle destinée aux audiences civiles est très-belle , et précédée d'une salle des pas-perdus presque aussi grande.

L% Casesbe. Ce bel édifice est l'ancien grand séminaire « construit en 1682 , par Phelippeaiix de la Vrillère , archevêque de Bourges. C'est dans une partie des jardins qni sont du côté des remparts que se trou- vât la grosse tour de Bourges.

L'HépfTAi. GÉjffcSAL, situé hors de la

ville, entre les portes de Sûnt-BeiiMt <t de Saint- Ambroise. Il fut établi en 1657, et les fonds nécessaves furent en presque totalité fournis par les habitants. Panni ses bîenfai- . teuTs , on cite particulièrement M. Anne' de Yentadour , archevêque de Rotirges , et M. Barjon de Vouzay, qui firent construire à leurs dépens une grande partie des bAli* menis. Des cours spacieuses et bien aérées , de vastes jardins, sont joints à cet hôpital , sont admis 3oo vieillards infirmes et in- digents , et les enfants abandonnés.

On remarque encore à Boiu*ges la biblio- thèque publique , renfermant 20,000 volu- mes , parmi lesquels se trouvent des ouvra- ges rares , notamment un Salluste sur par- chemin du rx.* ou du X' siècle, un manuscrit sur vélin du Bigestum Vêtus , un Spéculum hiâtorialc de Vincent de Beauvais , etc. ; le collège ; le grand séminaire; la maison qu'oc- cupait Cujas , dans la rue des Arènes ; la salle de spectacle ; les prisons ; le dépôt, au- treroîs dépôt de mendicité, puis maison cen- trale de détention, et maintenant maison de refuge on reçoit les aliénés, les incu- rables, et les filles publiques que l'état de leur santé met dans la nécessité de séques- trer et de traiter; la fontaine de Fer, source d'eau minérale ferrugineuse, entî^urée de plantations; la salpétrière, remarquable par la beauté et l'étendue de ses caves voûtées, et par le grand nombre de chaudières qu'el- les contiennent , etc., etc.

Bourges est la patrie de Louis XI , de Jacques Cœur , de Bourdaloue , un de nos pins grands orateurs chrétiens, du peintre Boucher, de Jean l'Écuyer, célèbre peintre sur verre , du jésuite l^ibbe , du P. d'Or- léans , de Sigaud-Lafond , de l'académicien La Chapelle, auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels on remarque les Amours de Tibulle et de Catulle , roman qui lui atti- ra oette épigramme de ChauUeu si connue :

Celai qnl ù r

Fit parler Gatalle et L^bi* M'est point cet aimable gésUe Qal fit le voyage charmant. Mais qnelqa'ttD de l'Académie.

Fabriques de draps, couvertures de laine, coutellerie, salpêtre. Brasseries et tanneries. -^Commerce de grains, chanvre, laine, ooii«

10

v«mrfi dt Imw» peanx, l)ois et arbres

fruitier».

A U 1. de Cliiteaiiroux » 54 1. d«ï Paris. -^SbiieU du Bœuf coui-onaé, de France, de k Boule d'or, du Cheval blanc

CHAHOST. Petite ville située à 5 1. de Bourges. Pop. x.aSg hab,

C«lte ville est située au milieu d'un riche vignoble, sur la rive gauche do l'ArDon, que Ton y passe sur un pont en pierre. Elle est assez mal biitie et était anciennement entou- rée de murailles garnies de tours. Près de réglise, on voit les ruines d*un ancien châ- teau , que de larges et profonds fossés , de hautes murailles flanquées de bastions, ren- daient jadis assez fort : les forlifirations du château et de la ville ont été détruites pen- dant les guerres de la Ligue. Les environs offrent des sites agiéables et des promenades délicieuses*

CHlêcY. Yillage situé à 4 1. de Bourges. Papeterie.

FOéCT. Tîllage situé * 5 1. 3/4 de Bour- ges. Pop. 771 hab. Mannfaciure impor- tante de porcelaine , qui emploie environ x5o ouvriers. Les objiMs qu'on; confectionne consisieut en vases antiques, étrusques et modernes, de toute espèce, en cafetières, théières, sucriers et tasses de différentes formes, bols, services de table de tout genre, etc.

6EORGES-SCR-LA-P*B(SAlIÏT.).vn- '

lage situé à n I. 1/4 de Bourges. Pop. 83o hab.— Exploitation d'ocre.

CBAÇAT. Petite ville ancienne, située à 11 \. i/?. de Bourges. Pop. 2,787 hab. Ella est généralement mal bâtie, et était autre- fois entourée de murailles flanquées de tours, dont il reste enrore quelques vestiges. Aut environs, sur la route de Paris à Toulouse, on remarque un amas de pierres énormes , connues dans le pa)s sous le nom de pierres folles, qui paraissent être des ruines d'un immense monument celtique. Deux princi- pales pierres plaies, posées de champ à la aaite Tune de l'autre , et parallèles à une troisième, posée de même à quelques pieds

DÉPABTEMEIXT PU GH^R.

de distance, en foqtiennent une quatricne, beaueoup plus grande, posée dessus, en plan incliné vers le nord. LVspèce de cabane qoe forment entre elles ces pierres est fermée à Tun des deux bouts, celui de Test, par une dalle posée égalemeut de champ ; le bout opposé est ouvert , et fait face à une aoii« cabane construite à peu près de la même manière. Tout autour, excepté du côté da sud, sont placés confusément divers blocs de toute forme et de toute grandeur, qoi complètent le groupe et le nombre total de vingt-une pierres.

LETCT. Yillage situé â 4 L x/a de Bour- ges. V>^ Pop. 7 Go hab.

LtTRT. Petite ville située près de la rive droite de TAruon , k 'j \, x/4 de Bourges. Pop. 56o hab.

iif ÂRT»r-D*Artt6inr awt ). Bootç

situé À 4 1. 1/3 de Bourges. Pop. a, 161 hab. Commerce considérable de fruits,

MASSAT. Bourg situé à 14 1. 3/4 de Bourges. V>^ Pop. 950 hab.

BIEHtfff-SClt-TèVRE. Pelifc ville si- tuée daus on pava fertile, sur la rive droite de TTèvre. (S vjr Pop. S,3io haK

Cette petite ville est lrès-«cieime : elle eu des seigneurs particuliers jusqu'à la fin du XIII* sièele; alors elle passa par lUariage à Robert de (lourlenay, petit-fiU de Loui»» le-Gros, et frère cadet de l'empereur de Coosiautinople. Amicie de Counenay épou- sa, en 1 262, Robert, comte d'Artois, neveu de saint Louis. Mehun fut confisqué en i33a sur Robert III d'Artois , et réuni au do- maine de l'État. Charles VII aimait le séjour de Mehun. Il y avait fondé une cha|)elle dé|)endaiiie de l'église dédiée â Notre-Dame, et une maladrerie; il a voulu que ses en- trailles y fnsseut enterrées. On voit encore près de Mebnn les ruines d'un vieux châ- teau qui avait été témoin des amours de ce prince avec Agnès Sorel, et plus Urd, craignant d'être empoisonné par son fils Louis X.I, il se laissa mourir de faim : après avoir passô huit jours sans manger, il s'était

AViK<masssuEfn! de boxtkges.

11

déunniiié à prendre quelque noummre, mais il n'clait plus temps. Les débris d'une chapelle 9 ceux d'un escalier ^tbique, une tour et quelques muiwllrt dégradées,. soûl les seuk restes de ce magnifique édifice, donl le feu du ciel a hâlé la destruction.-- FaM^aes de droguels. Manufacture de toi- les communes pour remballage des laines.

KOAftlfT. Tilage situé à 3 1. i/a de Bmii^M. Pop. »So hab. On remarque aui enriroas, cntn Nobant et Maubrancbe, IVmf^lBceinenl d'un ramp romain, qu'on dit a«<pfa* été «rtrt de Vcrdogaorix; on y distin- âKNM des restes de retraiicheipeiit».

TIEHZOSf-VILLE. Ville ancienne, si- tuée à 3 f. 3/4 de Bourges. El V>^ Pop. 4,7^6 bab.

Vieixon est une ville dont iTorigine re- monte à une baute antiquité. Ire roman de la Table ronde en fait mention. La tradition prétend même qu'elle fut construite sur les raines d'une ville que les Romains brûlèrent pour arrêter la' marche de César. Au IX" siècle, cette Ttlle dépendait de Thibaut, comte de Blois , qui la donna en fief à an ooBrte partiralier, n«inmé Humbaut-le-Tor- tn; elle était alors entourée de murailles, et possédait un château fort considérable, dont on vo}ait encore des ruines dans le siecfe dernier. En iigfi, Richard d'Angle- terre , qui se regardait comme seigneur su- jvrain de Tierzon, irrité de ce. que le comte Guillaume ^^ refusant de le reconnaître en cette qualité, avait rendu hommage au roi de FraDoe, détruisit la ville après l'avoir li- vrée au pillage; c'est à cette époque que le château fui détruit. Yieraon fut encore prise ci pillée, en i356, par Tannée du prince Noir; elle resta au pouvoir des Anglais jus- qu'en i37o, qu'elle fut reprise par le conné- table Dngueaolin. La seigneurie de Yicrzon fut confisquée sur Guillaume de Juliers, qui prit parti pourRnberi, comte d'Artoin, dans sa rébellion