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l'Allemagne.

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MOLLUSQUES

MÉDITERANÉENS

OBSER VÉS, DÉCRITS, FIGURES ET CHROMOLITHOGRAPHIÉS D'APRÈS LE VIVANT

OUVRAGE

DÉDIÉ À S. M. LE ROI

CHARLES ALBERT

PAR

JEAN BAPTISTE VERANY

Chevalier de l'ordre des SS. Maurice et Lazare , Directeur du Cabinet d'histoire naturelle de la ville de Nice , Essayeur-chef au bureau de la garantie de la division de Gènes,

Membre correspondant de l'Accademie Royale des sciences de Turin, etc.

a

PREMIÈRE PARTIE.

CÉPHALOPODES DE LA MÉDITERRANÉE.

en |

GÈNES

IMPRIMERIE DES SOURDS-MUETS.

1851

Division of MoïluaEs

Bectional Library

SIRE,

un son beau ciel, ses monuments vainqueurs des siècles el Les grands hommes qu’elle a enfantés, l'Italie possède des richesses ensevelies dans le sein des flots, qui baignent ses côtes riantes. Un petit nombré de ces trésors, si précieux pour la science, ont été déjà signalés : la plus grande partie avait échappé jusqu'ici aux regards des savants. J’ai voulu sonder, à mon tour, les profondeurs de la Méditerranée, arracher les Mollusques à l’oubli, au quel ils semblaient condamnés et les offrir à l'étude des naturalistes tout en leur faisant part de mes observations.

Pour rendre fructueux ce travail long et pénible, il s'agissait, non d’obtenir une pâle copie typographique des espèces diverses prise sur des corps inanimés, mais de représenter les Mollusques avec une fidélité exacte, tant sous le rapport de la conformation et des organes, que sous celui des nuances, variées à l’infini, qui les distinguent, quand

ils ont le mouvement et la vie. C'était un rude labeur, et la tache me paraissait au

VI

dessus de mes forces: cependant, comme la science et les beaux-arts se tiennent, pour ainsi dire, par la main, et se prétent un mutuel secours, je me suis adressé à la chromolitographie, qui, grâce à mon application et à ma persévérance, à reproduit les Mollusques, que je possédais vivants, avec la souplesse des chairs, la grace des contours, la flexibilité des membranes, le transparent et le coloris que j'ambitionnais avec tant d’ardeur.

Votre Majesté, qui n’est étrangère à aucun genre de connaissance, pourra s'en convaincre, en jetant les yeux sur la série de planches, que j'ai l’honneur de lui soumettre.

Sire, {a reconnaissance des peuples se charge d’éterniser la mémoire d'un bon Roi ; mais les sciences et les arts, qui fleurissent sous l’égide de son sceptre paternel, forment le piédestal du monument, qui doit transmettre sa gloire à la postérité, et chacun de ses sujets s'efforce, par des découvertes plus ou moins importantes, de lui payer un tribut d'amour et de gratitude.

Si mes travaux sont trop faibles pour contribuer en rien à la splendeur de votre régne, ils auront un assez bon partage en prouvant que vos fidèles sujets revendiquent aussi leur part dans le progrès des sciences, et que Votre Majesté encourage leurs efforts, puisqu'elle me permet de lui dédier cel ouvrage.

Je le dépose à vos pieds, Sire; daignez en agréer l’hommage: ce sera le plux doux fruit de mes veilles, comme il deviendra le gage impérissable du respectueux dévouement

et de l’éternelle reconnaissance

Du plus fidèle de vos sujets

VERANY.

V0 si dichiara che S. M. si è degnata di gradire la dedica dell opera. Raconiggi li # luglio 1847.

Il Segretario privato di S. M.

Dr CasTAGneTTo.

PRÉFACE

Pressé de me livrer à la recherche des êtres marins, pour me rendre aux pressantes sollicitations de feu M. le Prof. Bonelli, qui travaillait à enrichir le musée de Turin des produits de nos mers; ébloui par l'élégance des formes et des couleurs, qui parent cette branche de la création ; persuadé, par les ouvrages que je consultai, qu'il y avait encore beaucoup à faire dans cette partie du règne animal; je me décidai, en 1824, à m'occuper spécialement des mollusques marins; à cet effet, j’entrepris d’en faire la description et de les dessiner, autant que possible, sur le vivant, et j'étudiai leurs mœurs. Entré en 1848, grâce à M. le Doct. Prof. Wagner, en rapport avec M. le Bar. de Férussac ; flatté de l’ac- cueil qu'il fit à mes premières communications, et surtout à mes dessins, je redoublai d’ac- tivité, heureux de pouvoir me rendre utile à la science, en secondant de mes faibles ta- lents la publication de la monographie des céphalopodes, qu’il avait commencée, en commun, avec M. À. d'Orbigny.

Mon assiduité sur les marchés, mes pêches fréquentes, ma générosité envers les pé- cheurs gens insouciants et indiscrets , et surtout une prime d'encouragement, que je donnais à tous ceux qui me portaient quelque nouveauté; tels furent les moyens em- ployés, qui me réussirent à Nice, et plus tard à Gènes, mes fonctions d’essayeur avaient fixé ma résidence. Les rencontres heureuses, que je fis au début de mes recherches, m'emflammérent du plus vif amour pour cette science; et, sans me laisser séduire par la gloriole de publier moi-même les espèces remarquables, qui me tombaient sous la main et recompensaient mes travaux, je m'empressai de les adresser à M. de Férussac. Ma corres- pondance avec lui cessa à la mort prématurée de cet auteur. Les matériaux, qui servaient à la compilation de l’ouvrage, furent contestés par M.”° veuve de Férussac, et par M. d’Or- bigny, qui fut mis en droit de finir ce travail; désireux, de mon côté, de voir compièter cette monographie, je lui cédai tous les matériaux, que j'avais fournis: quelques-uns furent

publiés, d’autres restèrent inédits, l’ouvrage n’ayant pas été terminé.

Vi PRÉFACE

Possesseur de riches matériaux, nouveaux pour la science ; encouragé par les naturalistes, qui ont examiné mes cartons ; cédant aux invitations des nombreux amateurs, avides d’un ouvrage qui puisse les guider dans leur recherches; aiguillonné enfin par la générosité des savants, qui se sont empressés de me céder toutes leurs découvertes ; je me suis dé- cidé à publier la monographie des céphalopodes de la Méditerranée, que j'ai vus en grande partie vivants, et les autres très bien conservés dans l'alcool.

Je remplis ici une tâche bien agréable en témoignant toute ma reconnaissance à l’infati- gable M. E. Ruppell, qui m’a donné ad hoc toutes les espèces de la Méditerranée, dont il s'était contenté de fournir une simpie indication, et à M. le Doct. Krohn, qui m’a cédé toutes les nouveautés, qu’il a recuellies dans le golfe de Messine, pendant qu'il s’occupait de son travail précieux sur les bifores.

Je me plais à témoigner aussi toute ma gratitude à M. le Prof. Delle Chiaje, si connu dans le monde savant par ses travaux zoologiques et anatomiques. Il voulut bien, pendant mon séjour à Naples, m’accorder plusieurs séances, qui m'ont fourni des éclaircissements d’une utilité immense pour mon ouvrage. Le même sentiment de reconnaissance m'oblige également à adresser mes bien sincères remerciments, au savant entomologiste, M. le Mar- quis Maximilien Spinola, qui, tout en me permettant d’user de sa riche bibliothèque, a facilité mes études par ses conseils et ses vastes connaissances.

Je’ déclare, avant tout, que je possède toutes les espèces-types que je décris, et qu’elles seront déposées dans le cabinet d'histoire naturelle, que j’ai créé et donné à la ville de Nice, ma patrie, et que plusieurs de mes nouveautés sont déjà déposées dans le musée de Francfort et de Turin. |

Pour rendre ce travail aussi complet que possible, j’ai ajouté à la suite de chaque genre la phrase caractéristique originale des espèces, que je n’ai pu voir, et que j'ai recueillies dans les ouvrages ; je les ai accompagnées, quand je l’ai pu, de mes observations : si quel- que publication n’y figure pas, c’est que je n'ai pas eu l’avantage de la connaitre.

J'ai été pendant quelque temps arrêté par l’exécution des planches ; car, possesseur de dessins, exécutés par moi-même sur le vivant, dessins où, grâce au tâtonnement et à la patience, j'ai souvent réussi à figurer le moelleux et le trasparent, qui caractérisent ces ani- maux, je ne pouvais en abandonner l'exécution à la lithographie et au coloriage, encore dans l'enfance dans ce pays. Pour me tirer de cet embarras j'ai mis à profit quelques données, que j'avais sur la gravure en couleur à la roulette. J’ai essayé d’en faire l’appli- cation à la lithographie, et quelques essais sont venus confirmer mon attente. Dès lors, quoique n’ayant aucune habitude de la lithographie et même aucune connaissance de la chromolithographie je me suis lancé, avec courage et confiance, dans cette entreprise: les

résultats, que j'ai obtenus, tout en atteignant mon but, m'ont confirmé, dans la pensée

IX que ce genre, entre les mains d’un artiste habile, pourra arriver à un degré de perfection- nement, qui rivalisera, non seulement avec les plus belles productions étrangères, mais les surpassera peut-être,

Pourtant je ne me fais pas illusion; et quoique satisfait de mes planches par le moil- leux, l’impasto des teintes, et le transparent que j'ai obtenus, grâce à de nombreux tirages, et à quelques retouches faites au pinceau, je dois avouer qu’elles me laissent beaucoup à désirer pour le fini et la précision des détails : je n’ai pu vaincre, je le dis à regret, ces difficultés insurmontables, avec une vue bien usée, et à cause de la nécessité de faire les tirages à sec ; je me flatte que M." les artistes me le pardonneront; car, j'en fais l’aveu sincère, ce n’est qu’à la dernière extrémité que je me suis décidé à me mettre moi-même à l’ouvrage.

Je sens le besoin de m’excuser auprès de mes compatriotes d’avoir employé la langue française dans la rédaction de cet ouvrage: j’ai préféré cette langue, connue de tous les naturalistes d'Europe, et familière à tous les Italiens instruits, à la nôtre, afin de rendre ma publication plus utile à la science. Mes compatriotes me sauront gré de m'être suffi à moi-même et d’avoir employé un système économique, qui pourra faciliter à l'avenir la publication d'ouvrages nécessaires, en Italie, pour la propagation des sciences naturelles, et pour l'instruction élémentaire de la jeunesse.

Il ne me reste qu’une prière à adresser à M." les naturalistes, qui auront l’occasion de s’occuper de Mollusques ; c’est de m’honorer de leurs remarques, de leurs observations et de leurs découvertes, pour que je puisse, à la fin de la seconde partie, qui comprendra les Ptéropodes et Gastéropodes nudibranches, rectifier mes erreurs, et y ajouter les nou-

veautés, qu'on jugera de quelque utilité pour le complément de cette monographie.

Grènes, avril 1851.

VERANY.

x

Bras libres; deux d'entre eux se repliant sur eux-mêmes aux deux tiers de leur longueur, et pourvus dans ce repli d’une membrane très extensible ; ouverture du sac munie d’un appareil constricteur : ouvertures aquifères très petites . .

è k , Nageoires latérales presque circulaires , placées sur le milieu de la longueur au Corps attaché extérieurement à la À corps; osselet interne corné, très petit, n'occupant que la moilié de la longueur

L

‘4 * Sans aucun autre organe préhenseur on de tact . " , a” Une rangée de cupules sessiles sur chaque bras Et deux rangées de tentacules fins, charnus, disposés par paire ; el sac corps muni latéralement de deux nageoires . Lu « E Tête sans ouvertures aquifères ; © OCTOPODES Bras libres ou réunis entrel ouverture du sac sans appareil f à / eux par une membrane in-Ÿ constricteur. Poulpe, d'Orbigny. | ee { terbrachiale plus ou moins Tête fournie d'ouvertures aqui- | je | Deux rangées de cupules sessiles ou pédiculées sur Ÿ développée. fères ; ouverture du sac munie d'un chaque bras, appareil constricteur charnu, Phi- a lonexe, d’Orbigny. ) 7 ae) [a (=) —— (en

tête, du sac . Nageoires terminales, réunies entre elles ‘et échancrées à leur jonction posté- rieure ; osselct interne corné, occupant toute la longueur du sac , , k . Latérales, presque circulaires , placées sur le milieu ou sur la moitié postérieure du sac; osselet interne corné, petit, n an que la moitié de la longueur du corps . L

; Dépassant l'extrémité du sac, " semi- circulaires, réunies entre elles, ta j Nageoires n'oc- échancrées à leur jonction postérieure , qui dépasse le sac, Six bras A | cupant pas toute sessiles, réunis entre eux par de grandes membranes interbrachiales , = ) la longueur du les deux autres libres. Bras tentaculaires implantés en dehors de |’ om- Qu | DÉCAPODE corps. brelle; osselet interne corné, occupant toute la longueur du corps & re ia par ke à membrane transparente < [,. Bras SarniS| Lercée d'une petite ou- nv de cupules pé- verture: a ï : ; appareil cons = na tricteur simple; osselet SDS tiérement , peu ha Calmars d'Or ‘Fprimlnales 4 point réTaC" | Oil largement ouvert,

iles : osselet inf &t muni d'un sinus : ap-

j. terne, occupant RE À / Corps ons A pareil constricteur com- Corps détaché charnu. de in ONSUEUT posé : osselet muni d’un extérieurement ; \ godet terminal. Ommas- \ de la tête. tréphes, d'Orbigny . Des griffes sur Îles re ù bras tentaculaires seu- » . Ne dépassant Bras garnis en! jement. Onychotcuthe. Jamais le corps totalité ou en Des griffes sur tous les |et se prolonge- partie de .CTO-4 bras. Enoploteuthe. ant jusqu’à son chets ou griffes. Des griffes sur les

‘extrémité. bras sessiles seulement,

, Veranie. / Corps gélatineux ; bras et nageoires trés variables ; bras tentaculaires, quelquefois très fins et longs, et munis sur toute leur longueur de cupules sessiles. Osselet corné Presque de la même largeur sur toute leur longueur : osselet crétacé . L ; , , : : k

TETRABRANCHIATA. Owen.

Nageoires occupant toute la longueur

| du corps. NaurisE et toutes les coquilles 4 Beaucoup plus large à la moitié de leur longueur, osse- cloisonnées fossiles. let corné

. 0 . . . . , , .

ELEDoN.

Cirrhoteuthe.

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SÉPIOLE.

Cranchie.

Rossie.

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CARACTÈRES ZOOLOGIQUES DES CÉPHALOPODES DIBRANCHES.

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Les céphalopodes étant divisés par M. Richard Owen en dibranchiata et tetrabranchiata, d’après le nombre des branchies , et cette secende division ne renfermant que le Nautile, qui est exotique et les coquilles fossiles, qui appartiennent à cet ordre, je m’attache à la première division et la résume.

Le corps des'céphalopodes dibranches se divise en deux parties bien distinctes ; l’an- térieur, céte; la postérieure, corps.

Sur la tête proprement dite, on remarque les yeux, les crêtes et ouvertures olfactiques (auditoires de quelques auteurs), et les ouvertures aquifères.

Sur la tête, les bras; les membranes interbrachiales ; l’ombrelle; les membranes longitu- dinales dorsales des bras (crêtes natatoires); les membranes protectrices des cupules ; les cupules, crochets et tentacules charnus; la bouche composée d’une langue, de deux ma- choires, de deux lèvres et d’une membrane buccale.

Sur le corps ou manteau, l'ouverture ; la cavité branchiale; les branchies; l'appareil constricteur ; les nageoires latérales; l’entonnoir; les brides, et l’osselet interne.

Sur la peau, la consistance; les granulations; les verrues ; les tubercules; les chromo- tophores ; les points métalliques, et les reflets métalliques.

Les yeux sont plus ou moins proéminents, toujours enfermés dans une cavité spéciale, à l’exception toutefois du Calmaret-marteau, qui les a implantés sur une espèce de tuber- cule (PI. 40. fig. c.); ils sont latéraux, latéro-supérieurs, et quelquefois latéro-antérieurs. Les uns sont unis aux téguments opaques, qui les entourent: ces téguments forment deux replis membraneux, dont le supérieur s’avance sur l’inférieur, et peuvent couvrir totale- ment l’œil; d’autres sont entièrement couverts par les téguments de la peau, qui sont transparents et percés d’un petit trou latéral, lequel trou donne entrée à l’eau ; d’autres enfin sont tout-à-fait à découvert, les téguments étant largement percés : cette ouverture est régulière, ou munie d’un sinus à la partie supérieure.

L’iris est presque toujours argenté ; il est très souvent contractile. Souvent aussi il forme un repli, qui couvre la pupille; ce repli a l’apparence d’une paupière.

La paupière est constamment ronde. La forme ovale, qu’on observe très souvent chez les octopodes, est due à la contraction volontaire de l'iris.

Les crêtes auditloires sont des orifices plus ou moins visibles, placés à l’extrémité d’une légère protubérance, ou au milieu des replis ou crêtes. M. de Siebold les regarde comme des organes olfactiques, qu’il nomme Cul de sac nasal.

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Les ouvertures aquifères sont les orifices symétriques, qu’on remarque ordinairement sur la tête; ces orifices communiquent avec des cavités plus ou moins profondes. D’après leur position on les distingue en céphaliques, quand elles sont sur la partie supérieure de la tête (Trémoctope); en canales, quand elles sont sur la partie inférieure de la tête (Tré- moctope); en buccales, quand elles sont aux alentours de la bouche; en brachiales, quand elles sont à la base des bras (P. à maille, P. Carena); et en oculaires, pour celles qu’on voit sur les téguments, qui couvrent l’œil.

Les bras sont de deux sortes : les uns sessiles, toujours au nombre de 8, entourant la bouche ; les autres tentaculaires, au nombre de 2, implantés entre la 3.° et la 4.° paire de bras sessiles: ces derniers appartiennent exclusivement aux décapodes.

Les bras sessiles sont conico-subulés, cylindracés dans le bas, se terminant progressive- ment en pointe, On désigne comme 1." paire la supérieure ou dorsale; comme 2.° la la- téro-dorsaie ; comme 5.° la latéro-inférieure; comme 4. l’inférieure. Ces bras sont en général plus ou moins comprimés, anguleux et souvent carénés, c’est-à-dire fourni, d’une crête longitudinale dorsale : ils sont toujours symétriques et de longueur très variable.

Les bras en voile ‘sort ceux qui se replient sur eux-mêmes et sont pourvus dans ce repli d’une membrane très extensible, qui aide la nage à la surface de l’eau, et embrasse la coquille pendant la marche rétrograde (Argonaute bras de la 1. paire).

Les bras tentaculaires sont presque tous plus ou moins contractiles et très souvent ré- tractiles, dans une cavité spéciale sous-oculaire ; ils sont cylindracés, et se terminent presque toujours en massue plus ou moins large, obtuse ou lancéolée, pourvue en dedans de cu- pules ou crochets; et en dehors presque toujours d’une crête natatoire ou carène plus ou moins développée ; quelquefois ils ont sur un de leurs côtés une membrane très large, qui couvre et dépasse les cupules (membrane protectrice des cupules). Ces bras ne portent ordinairement des cupules que sur leur massue; ils en portent très rarement sur toute leur longueur (Calmar todare, Calmaret Verany et marteau ).

Les membranes interbrachiales sont ces membranes minces, élastiques plus ou moins développées, qui réunissent entre eux soit tous les bras, soit quelques-uns seulement, soit la totalité de ces mêmes bras, soit une partie seulement, et se prolongent quelquefois jus- qu'à leur extrémité.

L’ombrelle est la réunion de membranes interbrachiales, presque égales, qui réunissent la base de tous les bras.

La crête natatoire ou membrane longitudinale dorsale des bras est plus ou moins dé- veloppée sur la plus grande partie des décapodes, et ne se présente que peu caractérisée sur quelques octopodes (Argonaute, P. à maille 1." paire de bras).

La membrane protectrice des cupules est cette membrane latérale, qui couvre et dépasse les cupules : ou la rencontre sur plusieurs décapodes, très rarement sur les octopodes (Poulpe à maille ).

La membrane, qui lie entre elles les cupules, est cette membrane, qui rattache entre elles la base pédiculée des cupules de quelques octopodes (Poulpe à maille, Trémoctope et bras hectocotyliforme du P. Carena).

Les cupules, ventouses ou sucoirs (acetabulum), sont sessiles, pédiculées ou pédoncu- lées ; toutes font le vuide même après la mort.

XIV

Les cupules sessiles sont des coupes charnues, infondibuliformes, peu profondes, dont le bord est orné d’un bourrelet ; elles sont très peu saillantes sur les bras ; mais elles peu- vent, selon la volonté de l’animal, s’allonger beaucoup et diverger.

Les cupules sessiles pédiculées ont leur base excessivement saillante sur les bras. (Argo- naute, Trémoctope, Poulpe à maille, et P. Carena ).

Les cupules pédonculées sont globuleuses ou déprimées, toujours portées par un pédon- cule très étroit, filiforme ou pyramidal, attaché très souvent à côté de l’axe, implanté tou- jours sur une saillie conique plus ou moins allongée (tubercule), appartenant au corps même du bras (PI. 22. fig. g); leur ouverture est munie d’un cercle corné édenté, ou partiellement ou entièrement denté.

_Les erochets ow griffes ne se rencontrent que sur quelques décapodes ; ils sont cornés, fermes, allongés, aigus et erochus à leur extrémité, élargis à leur base, fendus sur toute leur longueur; ils sont mobiles sur leur axe et enveloppés d’une membrane charnue, fle- xible, ouverte dans le haut, membrane qui les cache et les laisse plus ou moins à découvert selon le gré de l’animal. Les crochets ne sont qu’une modification des cupules.

Les tentacules charnus sont ces filets charnus, qu’on a observé disposés sur deux ran- sées à côté des cupules le long des bras du Chiroteuthe.

La membrane buccale est plus ou moins développée et entoure ou couvre entièrement la bouche des décapodes : elle est ordinairement conique, anguleuse, et son ouverture est plus ou moins festonnée ou couronnée de lobes plus ou moins saillants. Ces lobes sont munis, quelquefois à l’intérieur, de cupules pédonculées.

Les lèvres sont toujours au nombre de deux ; l’intérieure, épaisse, charnue et ciliée, pouvant se contracter sur le bec; l’extérieure, mince, courte et à bords entiers.

La machoire ow bec est composée de deux mandibules, qui agissent de haut en bas et ressemblent au bec du perroquet; la supérieure rentre dans linférieure.

La langue est recouverte de plusieurs rangées très rapprochées de crochets cornés et forts.

Les brides sont des membranes, qui rattachent la membrane buccale aux bras, lenton- noir à la tête, et quelquefois aux bras de la 4.° paire (Argonaute).

Le corps, sae ou manteau est très variable dans ses formes : il est bursiforme, rond ou ovale chez les octopodes; il est encore plus varié chez les décapodes, passant du bur- siforme au campanuliforme, de l’ovale arrondi au fusiforme extrêmement subulé, de lovale oblong déprimé au cylindracé. Il est, excepté dans le genre Chiroteuthe, toujours sans na- seoires et toujours extérieurement uni à la tête chez les octopodes, toujours muni de na- geoires et presque toujours séparé extérieurement de la tête chez les décapodes.

La bride cervicale est, selon M. d’Orbigny, la continuité des téguments destinés à unir la tête au corps en dessus; elle est très marquée sur tous les octopodes et ne se rencon- tre parmi les décapodes que sur le genre Sépiole et Cranchie.

L'ouverture de la cavité branchiale est la grande ouverture inférieure et antérieure du sac ; elle occupe rarement moins de la moitié de la circonférence du sac (O0. tetracir- rhus), généralement plus de la moitié, y compris même tout le globe des yeux (Argonaute): elle occupe tonte la circonférence chez presque tous les décapodes. On remarque dans cette cavité une bride médiane longitudinale, qui unit la paroi interne du sac à la masse viscé-

XV rale: de chaque côté de cette cavité sont fixées les branchies, et l’on voit en outre du côté gauche le pénis des mâles chez les octopodes.

Les branchies sont de forme pyramidale allongée ; elles sont composées d’une grande quantité de petites lames membraneuses, transversales, fixées de deux côtés d’une tige médiane.

L'appareil constricteur , (de résistance de M. d’Orbigny), est l'organe, au moyen du quel Panimal fixe à volonté la paroi inférieure de son corps à la base du tube locomoteur, conséquemment à la tête: par ce moyen il ferme à volonté l'ouverture branchiale, et oblige l’eau aspirée par cette grande ouverture, à sortir par lentonnoir: dont l'ouverture infé- rieure se trouve par ce mécanisme entièrement dilatée, Cet appareil est plus ou moins com- posé ; il consiste en sillons, cavités, crêtes, et mamelons ou tubercules, placés sur les côtés de la partie interne du sac et sur les bords latéro-inférieurs de lentonnoir: leur dis- position est telle que les mamelons et crêtes correspondent aux sillons et cavités opposées: et leur adhérence est si remarquable que même après la mort, on le désunit difficilement. Ces organes manquent chez presque tous les octopodes; ils sont rudimentaires sur l’argo- naute et quelques poulpes du genre Philonexe de M. d’Orbigny ; ils sont plus ou moins compliqués et toujours constants chez les décapodes.

Les nageoires sont toujours musculaires, recouvertes d’une peau plus ou moins épaisse : elles manquent chez tous les octopodes, excepté chez le chiroteuthe; et existent toujours sur les décapodes. Elles sont séparées entr’elles et d’après leur position, latéro-dorsales, ou latérales. Elles n’occupent qu’une partie de la longueur du corps (Sépiole, Rossie ), ou l’occupent toute (Séche, Sépioteuthe); elles sont réunies entre elles et toujours terminales, p’atteignant le plus souvent que l'extrémité du corps (Calmars), ou le dépassant (Histioteu- the). Les nageoires terminales, qui ne dépassent pas le corps, varient beaucoup de forme : elles sont rhomboïdales, ou en flèche plus ou moins aigüe, et quelquefois extrêmement subulées. Les nageoires, qui dépassent le corps, sont ordinairement semi-circulaires et échan- crées en arrière à leur point de réunion.

L’entonnoir ou tube locomoteur , tube anal, est toujours placé à la partie inférieure de la masse céphalique, presque toujours saillant, quelquefois enchassé en partie dans une cavité de la tête. L’extrémité antérieure est toujours tronquée , plus ou moins longue et toujours libre; l’extrémité postérieure est très large, à bords minces, supportant lappareil constricteur. Il est quelquefois pourvu à l’intérieur, près de son extrémité antérieure, d’une valvule ou membrane, qui peut en fermer l'ouverture selon la volonté de l’animal. Il tient en général à la tête par la continuité des téguments ; quelquefois il y est attaché par des brides. Dans son intérieur vient aboutir l’extrémité anale: et c’est au degré de force que le céphalopode imprime à l’eau, qu’ii chasse par l’entonnoir, qu’il donne à son corps le mouvement saccadé rétrograde.

L’osselet interne manque chez tous les octopodes et se trouve constamment chez les décapodes : il est enfermé dans une gaine spéciale le long de la ligne médiane du corps, en dedans des muscles ; ordinairement il en occupe toute la longueur, rarement la moitié. Il est ordinairement corné et flexible, rarement crétacé. L’osselet corné varie beaucoup de forme ; il est en plume plus ou moins large, en glaive ou filiforme spatulé; quelquefois son extrémité est terminée par un godet conique plus ou moins aigu.

XVI La consistance des céphalopodes varie beaucoup; ils sont quelquefois très charnus et coriaces; d’autrefois leur chair est mollasse et flasque, généralement opaque chez le octo- podes et transparente chez les décapodes; quelquefois elle est très transparente, quasi gé- latineuse, et sa structure paraît au premier abord identique à celles des acalèphes.

Les verrues sont de petites taches rondes saillantes, presque régulières, qui couvrent la peau de quelques octopodes: elles sont inhérentes à la peau de quelques-uns ; chez d’au- tres cependant elles sont soumises à la volonté de l’animal, et n'apparaissent que pendant l’état d’irritation.

La granulation est cette infinité de très petits points rélevés, qui se remarquent pendant ’état d’irritation.

Les tubercules sont des protubérances rondes ou ovales plus ou moins saillantes : ils sont sous-cutanés et relèvent la peau (P. à maille), ou cutanés et ne disparaissent qu’à l’ap- proche de la mort; quelquefois ils apparaissent sur le manteau, la tête et les bras selon la volonté de l’animal (P. ordinaire et E. musqué).

Les chromophores sont les points colorifères subcutanées, qui apparaissent et disparais- sent, se contractent et se dilactent, et colorent les téguments pendant la vie et longtemps après la mort. Ils sont plus marqués sur les décapodes, leur peau étant plus transparente. M. Sangiovanni en a donné, dans les annales des sciences naturelles, une déscription très détaillée. |

Les points métalliques sont ces points contractiles et symétriques plus ou moins grands, qu’on observe sur la partie inférieure du corps de quelques sèches, le long des bras du Calmaret Verany, et sur le globe des yeux de l'Onichoteuthe perlé.

Les reflets métalliques sont ordinairement argentés, rarèément cuivrés, et souvent d’un vert métallique très brillant: il recouvrent quelquefois en entier une partie du corps (l’in- férieure du Trémoctope violet), et donnent ordinairement des reflets brillants sur différents points du corps, surtout chez les décapodes.

Le test ou coquille ne se rencontre que chez l’argonaute : il ne tient par aucun ligament au corps de l’animal, qui le porte; il est univalve, uniloculaire, d’une consistance pres- que cornée, fragile, poli, brillant et un peu transparent.

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CEPHALOPODES. cu

HP HP EYES EE 4 ——

Sepialés, Lamark. Mollusca branchiata, Poli. Dibranchiata, Owen. Anthobrachiophora, M. S. Ed. Gray. Cryptodibranches, Blainville, Férussäc. Céphalopodes acétabulifères , Férussac et D’Orbigny.

Animal libre, formé de deux parties distinctes, dont la postérieure se compose d’un sac ou corps très variable, rond, allongé, cylindrique ou fusiforme, quelquefois privé, quelque fois pourvu de nageoires et d’un appareil constricteur interne. (Appareil de résistance D'Or- bigny). (Muscoli Costrittori laterali, de Delle Chiaje). L'animal s’en sert pour fixer la paroi du corps à celle de la base de l’entonnoir, de manière que l’ouverture du corps reste hermétiquement fermée , et celle de l’entonnoir complètement ouverte: par ce moyen toute l’eau, qui a été aspirée, est rejetée par l’entonnoir; et le degré de force qui la chasse, imprime plus ou moins de vélocité au mouvement rétrograde du Céphalopode. L’autre partie antérieure, céphalique, est garnie latéralement d’yeux plus ou moins saillants, renfermés dans une capsule oculaire, qui est en communication avec l’élément ambiant par une ouverture plus ou moins grande. Ils présentent à l'extérieur trois structures différentes. La première offre la paroi extérieure de la capsule oculaire représentée par deux replis membraneux, dont le supérieur s’avance sur l inférieur et a le trou de communication avec lPambiant assez long ; c’est le propre des Poulpes. La seconde offre cette même paroi couverte d’une mem- brane transparente et bombée, qui est la continuation des téguments et représente la cornée des vertébrés ; elle est percée d’un petit trou latéral qui donne à l’eau une entrée libre ; c’est le propre des Sèches, Sépioles et de quelques Calmars. La troisième offre la paroi antérieure de la capsule oculaire percée d’une grande ouverture, et par conséquent le cristalin tout-à fait à découvert est en contact avec l’ambiant; c’est le propre des Onychoteuthes, de quelques Calmars (Ommastrèphes D'Orbigny) Hystiotheuthes et Calmarets. Leurs yeux n'ont jamais de paupières, et ce qu’on a pris pour cet organe n’est que l’appendice operculaire de l'iris, qui est arrondi pendant la vie et devient bilobé après la mort. Cette partie cépha- lique est pourvue par dessous d’un tube locomoteur (entonnoir) et, en avant, de huit ou dix bras, armés de cupules ou de griffes, et au centre, de leur base, d’un appareil büccal composé de deux mandibules cornées , de deux lèvres, et souvent d’une espèce de membrane buccale, garnie par fois de cupules. Sexes séparés ; test, quand il existe, Corné ou crétacé.

I

9 CEPHALOPODES GÉNÉRALITÉS.

L’utilité des Céphalopodes pour la nourriture des populations maritimes, leur abon- dance , leurs formes bizarres et les nuances variées de leur peau, ont attiré l'attention sur ces animaux, dès la plus haute antiquité. Les écrivains des temps reculés en ont fait mention plutôt en poètes qu’en naturalistes et ont empranté à leurs habitudes réelles ou supposées quelques comparaisons ingénieuses. De ce nombre sont Thécphraste, Eupolis, Alcée, Phérécrate, Diphile, Hésiode, Plutarque, Oppien, Homère, Athénée etc., dont les exa- gérations poétiques ont donné naissance à la fable de l’Argonaute, réputé sacré par les anciens grecs.

Aristote a décrit les formes, l’organisation, les moeurs des Céphalopodes avec tant de précision que Cuvier déclare « que ce philosophe avait connu leur histoire et leur anatomie » à un dégré étonnant... Les modernes n'ont presque rien ajouté à ce qu’il a dit de la » première et l’ont peu trouvé en défaut sur la seconde ». En effet, sur huit espèces de la méditérranée qu’il a décrites , six sont bien constatées par les modernes. Pline, Athénée , Ælien etc. , ont répété ce q'il en avait dit, en y ajoutant seulement quelques observations nouvelles. Depuis lors jusqu’au: seizième siècle, sauf Rondelet qui fit connaitre une espèce nouvelle (la Sépiole), Salvianus et Gesner qui ajoutèrent très peu aux découvertes déjà faites, la science resta stationnaire jusqu’à nos jours. Linné lui-même n’arriva pas, pour cette classe, au niveau du philosophe Grec, et confondit sous le nom de Sepia Octopodia tous les Octopodes, erreur partagée par D’Argenville, Ficher, Seba, Kelreuter, Martius, Favane et Cubières, qui confondirent en une seule espéce les poulpes et les argonautes. Forskald, Muller, Fabricius, Gronovius ne citent qu’une seule espèce, décrite sous le nom de Polypus par Schneider.

C’est au génie de Cuvier et de Lamark qu'était réservé l'honneur de donner Péveil aux savants. Frappés de l’organisation de ces animaux, ils s’ent sont occupés avec un tel succès que la Faune de la Méditerranée qui, sous Lamark, ne comptait que sept espèces, est aujourd'hui riche de quarante bien déterminées, grâce aux observations de Raffinesque, Carus, Polli, Delle Chiaie, Wagner, Payredeau, Blainville, Risso, Sangiovanni , Férussac : Rang, Philippi, Vanbeneden, Cantraine, Ruppell, Krohn, ainsi qu'aux miennes. Bon nombre d’autres espèces sont encore douteuses ou légèrement décrites, plusieurs à peine indiquées par les naturalistes ; ce qui ne paraitra point surprenant, si l’on observe que la plus grande partie d’entr’eux n’ont fait que de courts séjours sur le bord de la mer, et l’on aurait une plus haute idée des richesses qui y sont ensevelies, s’ils en avaient exploité une plus grande étendue.

Les travaux qui ont le plus enrichi la Faune de la Méditerranée sont ;

Précis de Sémiologie de Raffinesque:; l’auteur indique beaucoup d’espèces nouvelles ; mais le manque de bonnes descriptions et de planches ont presque fait perdre à la science toutes ces découvertes.

Jcones sepiarum in liltore Mediterraneo collectarum, du Prof. Carus, inséré dans le tome XII, 1% partie; page 318, pl. XXIX et XXXII Nov. act. aca. Leop. nat. cur. Cette publication est accompagnée de bonnes planches coloriées ; le genre Onychoteuthis n'y est qu’indiqué.

Mollusea utriusque Siciliae, de Poli. L'argonaute y est décrit et figuré.

GÉNÉRALITÉS 5

Memorie sulla Storia e notomia degli Animali senza vertebre del regno di Napoli, e animali invertebrati della Sicilia citericre, de Delle Chiaje, habile continuateur de Poli. On trouve dans ces ouvrages une monographie des Céphalopodes du golfe de Naples, sont décrites, figurées et anatomisées quinze espèces , dont plusieurs nouvelles pour la science, et bien constatées.

Histoire naturelle des principales productions de l’Europe méridionale, de Risso , sont décrits onze Céphalopodes, parmi lesquels trois nouveaux ; mais il y en a deux qui sont encore relégués parmi les espèces douteuses.

Les deux articles et monographies du dictionnaire des sciences naturelles, par M. de Blain- ville. Plusieurs espèces nouvelles de la Méditerranée sont décrites dans ces savantes publications. :

Enumeratio Moll. Sie. de M. le D. Philippi. Cet auteur ne cite que dix espèces dans le 1. volume ; mais, dans le 2, il en décrit quinze, dont une, la Sepia rubens, qu’il donne comme nouvelle.

Les actes de l’Ac. Roy.° des sciences de Turin, qui contiennent mon mémoire sur six espèces nouvelles que j'ai observées à Nice. |

= Malacologie Méditerranéenne et littorale, de M. le Prof. Cantraine, insérée dans le 13.° volume des mémoires de l’Ac. Roy. de Bruxelles.

La lettre de M. Ruppel à M. le Prof. Cocco, insérée dans le Giornale di Gabinetto di Messina, sont décrites six espèces nouvelles, recueillies dans le détroit de Méssine.

Archives de Wiegman, 1845. Le genre Octopodoteuthys y est décrit et figuré par M. le Doct. Krohn; cet auteur a publié un autre article sur ce même Céphalopode, sous le nom de Verania dans la revue zoologique, avril 1846, et Archives de Zoologie de M. Herichson.

Mes communications, aux congrès de Milan et de Naples, sur quelques Céphalopodes nou- veaux, qui ont été publiées dans le Guide de Gènes, offert par la ville aux membres du congrès, ainsi que la planche et la description de six Céphalopodes recueillis à Messine, par M. le Doct. Krohn et présentés au même Congrès.

Je terminerai enfin cet aperçu en faisant mention de la belle monographie des Céphalopodes, commencée par M. le Baron de Férussac, malheureusement suspendue par la mort pré- maturée de cet auteur. Elle fut puis reprise, mais laissée inachevée par son collaborateur , M. Alcide D’Orbigny , à qui des occupations, non moins utiles pour la science, n’ont pas permis de continuer ce travail important. Il est bien facheux que tant de belles planches, sont figurés plusieurs genres et espèces nouvelles, restent sans texte; il est également bien pénible aux naturalistes de voir perdu, pour eux et pour la science , le fruit de leurs veilles; car plusieurs d’entr’eux, convaincus de l'utilité de l'ouvrage et de